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Mercredi 1 mai 2013 3 01 /05 /Mai /2013 14:55

L'essence du Long Distance Skateboarding?

Trouver du plaisir à rouler sur son skateboard, loin, longtemps, et très souvent, vite!nyc-girl.jpg

Peut-être est-ce la pratique la plus simple et pure du skateboard, celle qui nous donne la sensation de planer pendant quelques dizaines de secondes (ou de minutes en descente) sans avoir besoin de faire des figures acrobatiques. Certainement les sensations que les gamins des années 50 cherchaient quand ils fixèrent des axes de patins à roulettes sur des planches en bois ordinaires!nyc.jpg

Voilà ce qui me motive, en plus de l'effort physique nécéssaire, de la possibilité d'améliorer ses performances et de repousser ses limites.

Le Distance Skateboarder en ville: risques et plaisirs!

Dans une ville comme Paris, faire du LDP (Long Distance Pushing) est d'abord un plaisir, même si cette pratique n'est pas légalement reconnue! Les quelques pistes cyclables bien conçues et situées, les voies de bus ouvertes aux cyclistes, les routes et les trottoirs bien larges, l'alternance de zones plates, de montées et de descentes, tout cela contribue à faire de Paris un terrain de jeux où l'on peut facilement varier les parcours et ne jamais s'ennuyer!Bangnoi Rando Sauvage 2010

Comment roule un L. D. Skateboarder à Paris? En s'arrêtant le moins possible: c'est dans la fluidité du déplacement que réside l'une des clés du LDS (ou LDP!). Il ne s'agit pas de chercher des risques inutiles, de provoquer des accidents ou de manquer de respect aux forces de l'ordre: il s'agit seulement de rouler pour le plaisir avec le moins d'interruptions possibles; les pratiquants expérimentés des randonnées urbaines à roller (ceux qui roulent vite) connaissent bien ce besoin de fluidité. Il y a dans cette pratique du skateboard (ou longboard) une forme d'appropriation pacifique de la ville, une révolte tranquille contre un certain ordre établi qui voudrait que toujours, "nous marchions tous du même pas".

Dimanche 31 mars 2013: les temps forts d'une session parisienne

Ce dimanche, veille du lundi de Pâques, garantissait une classique sortie parisienne avec peu de circulation automobile en comparaison des autres jours de la semaine et Bruno, mon collègue facteur et ami, accepta de me suivre à vélo pour filmer la session.

C'était pour moi une reprise en douceur de l'entraînement, après le long hiver 2013 où fatigué par le froid et le travail je n'ai presque pas roulé. Le mot d'ordre était d'abord de s'amuser! map 1Donc, 23 premiers kilomètres à la moyenne de déplacement modeste mais raisonnable de 17.1 km/h et surtout, une pointe à 40.5 km/h.

Après être monté sur les hauteurs d'Issy-les-Moulineaux debout sur ma planche et en poussant,uphill-1-copie-1.PNGcomme tout Long Distance Skateboarder qui se respecte, la récompense d'une première descente avenue de la Paix à Vanves est arrivée!descente-vanves.PNGJ'y ai probablement dépassé les 40 km/h, assez pour me faire plaisir!

Ensuite, sur l'excellente piste cyclable du Boulevard Brune à Paris, j'ai fait l'effort de travailler ma pointe de vitesse sur le plat.sprint-1.PNGAprès le Boulevard Brune, j'eus droit aux belles descentes des Boulevards Jourdan et Kellermann, puis arrivé Place d'Italie, je pus profiter des excellentes voies de bus du Boulevard Auriol!descente-Auriol.PNGJ'eus même l'occasion d'y doubler une Mercedes!sprint-2.PNG

Rouler à Paris c'est donc: s'insérer avec aisance dans le trafic de la Place de la République,sprint-3.PNGBattre au démarrage un bus de la RATP à coté du Châtelet,sprint-4.PNGs'offrir une dernière belle descente rue Fratacci à Vanvesdescente-vanves3.PNGet finir la journée sur quelques bonnes blagues!ma-tronche.PNG

En tout (avec les 8.24 km du retour) une session classique de plus de 31 km avec une deuxième partie à la moyenne de 19.3 km/h.map 2

Merci à mon pote et collègue Bruno pour ses talents de cycliste intrépide et de caméraman surdoué!Bruno.PNG

À ceux qui m'ont fait l'honneur de lire mon article jusqu'ici, "j'offre" ma première vidéo montée et illustrée en musique! 

À suivre...
Par princebarbare
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Mardi 26 février 2013 2 26 /02 /Fév /2013 14:16

workingip2013header.jpgLes courses d'endurance, courtes ou longues, se multiplient aux USA! La Floride, qui bénéficie d'un climat chaud et ensoleillé toute l'année, vient d'organiser sa deuxième course pour l'année 2013: après l'UltraSkate des 7 et 8 janvier 2013, dont il a été question dans l'article précédent, Bustin, Rayne, Adrenalina,The Longboard Loft pour citer les marques les plus connues, ont participé à l'organisation d'une double push race outlaw, la deuxième édition de l' Iron Pineapple le dimanche 17 février 2013.

Une double push race? Oui, deux courses: une course de 3 miles (4.83 km) considérée comme un sprint et une course de 11 miles (17.7 km).

En tout, 84 skateboarders ont participé aux deux courses! Pas mal pour des push race outlaw! Et parmi ces participants, quelques "pointures":Andrew.jpgAndrew Andras le recordman mondial de l' UltraSkate,rick.jpgRick Schorr l'un des meilleurs quadragénaires,juan-molina2.jpgJuan Molina le vainqueur de l'édition 2012 de l' Iron Pineapple (et excellent participant du Chief Ladiga Skate Challenge 2012),julian---melanie.jpgJulián Rodriguez l'un des meilleurs jeunes, et Melanie Leilani Castro, jeune skateboardeuse passionnée par les courses d'endurance sur toutes distances.

start2.jpgLe soleil était au rendez-vous et toutes les conditions furent réunies pour une très belle course "pirate" dotée de nombreux prix,Melanie-racing.jpgdont le trophée du vainqueur, un ananas en fer sculpté, oeuvre de l'artiste Paulo Slater!trophy2.jpg 

Les résultats:

podium3.jpg11 miles toutes catégories: 1er Juan Molina, 2ème Robert Erisman, 3ème Andrew Andras.

podium-girls.jpg11 miles femmes: 1ère Melanie Leilani Castro, 2ème Sidra Boyer, 3ème Jesse Dippy

podium4.jpg11 miles jeunes: 1er Graham Shackton, 2ème Jeremy Yetman, 3ème Alex Ruptash

podium2.jpg3 miles toutes catégories: 1er Juan Molina, 2ème Andrew Andras, 3ème Robert Erisman.

Pour des résultats encore plus détaillés (y compris avec le calcul des vitesses moyennes!), cliquez ici: link

N'oublions pas la vidéo très sympa de Califlorida, avec quelques gamelles assez drôles à partir de la minute 2:02!

Commentaire de l'une des participantes: "Was an awesome race! My first competitive race, and loved it. Well organized!". Ce qui prouve que l'on peut aussi s'amuser dans une course!
Par princebarbare
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Mercredi 16 janvier 2013 3 16 /01 /Jan /2013 16:30

UltraSkate-Homestead-copy-791x1024.jpgUn circuit National Association for Stock Car Auto Racing (NASCAR) dédié au skateboarders passionnés par les très longues distances, est-ce possible?Miami-Speedway2.jpg

Grâce à Andrew Andras, à Joner Strauss et à l'un des gestionnaires (dont je ne connais pas le nom) de l' Homestead-Miami Speedway, ce fut possible les 7 et 8 janvier 2013! Les Américains sont très souvent critiqués, mais quand on voit la générosité et l'efficacité avec lesquelles ils organisent de tels événements sportifs, on finit par se demander si ces critiques ne sont pas souvent dues à de la jalousie! Sur ce circuit Nascar (équivalent de la Formule 1 aux USA) 45 skateboarders (37 en solitaire et 8 répartis en deux équipes) ont roulé pendant 24 heures! Un circuit NASCAR pendant plus de 24 heures pour seulement 45 skateboarders! J'appelle ça de la générosité et de l'enthousiasme!

Devinant une organisation impeccable et anticipant le plaisir d'y retrouver mes amis américains, je décidai encore une fois de sacrifier une partie de mes économies pour participer à ce concentré d'efforts et de joie, en somme, de vie! C'est ainsi qu' Andrew Andras, l'un des organisateurs et le grand favori de la course, accepta de m'heberger pendant une semaine chez lui et qu'il vint me chercher à l'aéroport de Miami le samedi 5 janvier 2013! De fait, Robin Rosenbaum Andras (son épouse) et Andrew hébergèrent 10 personnes (ou plus!) chez eux!

Comme d'habitude aux USA, les courses d'endurance sont des fêtes! Pour confirmer cet esprit, Robin et Andrew organisèrent un splendide et délicieux barbecue la veille de la course,Miami-barbecue5.jpg avec du poulet grillé en plat de résistance (désolé pour ma conscience végétarienne, ma chair est faible!). Je pus y retrouver mon alter-ego américain, Greg Fiess (en vert sur la photo), facteur (pour l' US Postal) et né un 2 octobre comme moi!Miami-barbecue3.jpg Andrew Andras nous cuisina donc son excellent poulet grillé et encore une fois je me retrouvais au coeur de l' American Way of Life!Miami-barbecue.jpg Opulence, détente, amitié, bon esprit et belles mécaniques!Miami-beautiful-car.jpg Malheureusement, comme souvent, ma gourmandise domina ma raison et je mangeai beaucoup trop à ce barbecue!Miami-barbecue4.jpg Une fois couché, presque malade avec une nausée qui ne voulait pas en finir, je n'arrivai pas à trouver le sommeil et je dus finalement me forcer à vomir. Cela fait, je pus enfin dormir vers 11h du soir, alors que j'étais allongé dès 20h30!

Reveil à 5h30: les skateboarders vont à l'école des longues distances!

Andrew Andras et Joner Strauss n'ont pas fait les choses à moitié! Pour nous amener au Speedway de Homestead (une commune au sud de Miami), Andrew a affrété un véritable School Bus américan!Miami-School-bus.jpgVous savez, jaune comme celui de Bart Simpson! Quelle organisation! Et tout ça pour seulement 45 skateboarders tournant jour et nuit sur un circuit automobile! Verrai-je un jour des courses d'endurance aussi bien organisées en France?

Le trajet fut long jusqu'au Homestead-Miami Speedway, Miami-School-bus4.jpgmais pas ennuyeux: nous passâmes devant Star Island tout en mangeant un délicieux müesli à base d'avoine préparé par Andrew en personne, un véritable breakfast of champions! A l'approche du Homestead-Miami Speedway, les dimensions colossales du circuit vu de l'extérieur nous impressionnèrent: un Colisée romain des temps modernes,speedway.jpgmais beaucoup plus grand que celui de Rome! Puis tout se passa simplement et sans problèmes: l'inscription gérée par la très américaine et jolie Michele d'Agostino,Miami-registration.jpgles time chips parfaitement disposés et distribués sans erreurMiami-registration5.jpget les chronométrages préparés avec professionnalisme.Miami-Strauss---timing.jpg

Un départ en trombe pour 24 heures!

À 9 heures, comme nous prendrions en partie le circuit intérieur du speedway,speedway2.jpgJoner Strauss proposa à Andrew Andras de faire un tour hors course pour nous montrer le parcours: ne voulant pas faire 2.2 miles supplémentaires en vain, Andrew Andras refusa poliment mais fermement! Il voulait réserver toutes ses forces pour la compétition! Andrew Andras: détermination et motivation hors pairs!

Et pour nous autres, mortels ordinaires, skater pendant 24 heures n'est pas toujours une partie de plaisir, c'est une affaire de volonté et de rythme, le pace des américains; aussi, partir au sprint ne sert à rien! Mais beaucoup de skateboarders, dont moi-même, sont de vrais gamins qui ne peuvent s'empêcher d'être en tête, même au début d'une très longue course!Miami-start2.jpgAlors que se passa-t-il?Miami-start5.jpgDès le coup d'envoi Kiefer dixon, Leo Segura, Joao Morales, Eric Danger Palmer, moi-même et quelques autres, nous partîmes comme des dragsters! Bien sûr, je ne sprintai pas à 100% (inutile de me blesser au début d'un UltraSkate), mais j'allais plutôt vite pour le seul plaisir d'aller vite et de faire une première course dans la course!start.jpg

Puis très vite chacun trouva son rythme dans la chaleur croissante de Miami. Ces 12 premiers tours (la distance d'un marathon) furent de plus en plus difficiles sous un soleil lourd et chaud comme de l'or en fusion! Je pris un ou deux tours à Greg Fiess et aussi à Andrew Andras qui démarra assez lentement (entre 12 et 15 km/h) puisqu'il avait conçu avec James Peters un plan de bataille très précis: commencer modérément, ne jamais s'arrêter et progressivement accélérer! Au douzième tour donc, en rattrapant Greg Fiess je ralentis ma cadence pour rouler et bavarder avec lui et c'est là qu'il me dit: "they brought food for the lunch, do you want to stop to eat?". "Je résiste à tout sauf aux tentations"; pour me décharger de ma mauvaise conscience, je lui dis que c'était à lui de décider et bien sûr, nous nous arrêtâmes pour déjeuner! Sur la photo qui suit, c'est bien Greg Fiess derrière moi.Miami-Bangnoi---Fiess.jpgJe restai près d'une heure assis à manger puis à boire de l'eau et des boissons vitaminées, alors que Greg reprit la piste 20 minutes avant moi! Dans ces courses le plus dur est de repartir: votre corps vous dit "laisse tomber", mais vous savez que vous n'avez pas le choix, qu'il faut y aller! De nouveau sur la piste, je reconsidérai mon plan de bataille: faire 100 tours au minimum. Or, mon vrai minimum était 200 miles et après un rapide calcul mental je compris que 92 tours suffiraient pour dépasser ce cap: et bien croyez moi, savoir que vous pouvez faire 8 tours de moins par rapport à ce que vous avez envisagé avant le départ, cela est un sacré encouragement pour le moral! 46 tours de jour, 46 tours de nuit! Première conclusion: ne commencez pas un UltraSkate sans objectifs clairs et réalistes, car compter les tours aide à gérer son temps et son effort! J'avais donc au moins 34 tours à finir avant 21 heures, mais je savais que pour me protéger d'une faiblesse physique imprévisible, il valait mieux que je termine au moins 50 tours au total avant la moitié de la course. J'y parvins: avant d'atteindre les 12 heures de course j'avais parcouru 51 tours. Je me souviens qu'au coeur de l'après-midi, vers 15 heures là où la chaleur est la plus forte, je déversais des rasades d'eau minérale sur mon casque et sur mon dos pendant que des avions de chasse (il y a une base aérienne tout près de l' Homestead-Miami Speedway) nous survolaient en faisant des virages; mais le plus drôle, ce furent ces grands oiseaux majestueux qui tournaient dans le ciel au dessus de nous. Je les pris pour des aigles et le mercredi, Andrew me dit qu'il s'agissait de vautours!vulture.PNGIls se demandaient quel serait le premier skateboarder à défaillir en raison de la fatigue et de la chaleur! Heureusement, personne ne s'effondra et après mon 51ème tour j'en profitai pour me restaurer brièvement: ils avaient commandé des pizzas! J'étais d'autant plus en forme qu'avec la nuit tombante la chaleur avait beaucoup diminué et que l'effort était moins pénible.Miami-sunrise2.jpgJe roulais ainsi 10 tours supplémentaires à un assez bon rythme, jusqu'à la fin du 62ème où je fis une pause.Miami-sunset.jpgLà, mon calcul fut simple: il me restait 30 tours à faire en plus de 5 heures. Facile? Oui au début d'un UltraSkate, mais pendant les cinq dernières heures d'une telle épreuve on n'est jamais certain d'y arriver! D'autant que ma vitesse moyenne diminuait lentement mais sûrement!

Les périls d'un UltraSkate!

La mode (justifiée) du barefoot running a fait de nombreux adeptes dans le monde du Long Distance Skateboarding et avec raison! Les pieds sont beaucoup plus légers, l'accroche au sol est supérieure grâce à l'utilisation en appui de tous les orteils et le contact avec la planche est excellent. Pour ma part, j'ai acheté et utilisé des Five Fingers lors du dernier marathon d'Amsterdam; mais pour une épreuve aussi longue qu'un UltraSkate, utiliser des barefoot shoes sans chaussettes et sans avoir la plante des pieds naturellement endurcie par les milliers de kilomètres parcourus peu à peu, cela est suicidaire! Et moi, éternel gamin naïf, après avoir lu une excellente critique sur les Skechers Go Bionic disant qu'elles peuvent aussi être portées sans chaussettes, je courus les acheter à Miami pour les porter flambant neuves (très légères et confortables) et sans chaussettes pendant une course de 24 heures! Je pensais n'avoir que de petites ampoules qui sécheraient pendant la course et ce fut la plante de mes pieds, là où le contact avec le sol est le plus dur, qui fut peu à peu arrachée par la friction répétée avec la semelle interne!foot.jpgJ'avais mal,foot2.jpgmais il était trop tard pour revenir en arrière et je continuais jusqu'à mon objectif final. Au demeurant, les Skechers Go Bionic pourraient être les chaussures idéales pour un marathon skateboard ou un pour UltraSkate où l'on ne freine jamais: ultra légères, très confortables et flexibles, excellente accroche au sol au moment du kick et super stables sur la planche grâce à leur semelle plate, raison pour laquelle je les préfère aux Five Fingers. Seul défaut et important: dans une course où il faudrait freiner en descente, leur semelle un peu tendre ne survivrait pas longtemps. Souhaitons que Skechers propose exactement le même modèle, mais avec une semelle plus résistante à l'abrasion.

Les arrêts prolongés sont l'écueil fatal dans un UltraSkate.sitting.jpgDès que l'on s'assied, le corps ne veut plus rien entendre au moment de se relever, les muscles se refroidissent et se raidissent et il faut se faire violence pour retourner rouler. De retour sur la planche, on se sent comme un vieillard dont les jambes refusent de plier! Andrew Andras et Rick Schorr (1er et 2ème au classement final) ne se sont jamais arrêtés plus d'une minute! Ils furent d'ailleurs les seuls à réussir cet exploit! Alors que penser de Kiefer Dixon (malade à cause d'une overdose de Red Bull), Cami Best (victime d'une crise d'asthme), Andreï Hippix, Joao Morales et bien d'autres qui finirent par s'allonger de longues heures pour ne presque plus se relever!dixon-best.jpg Ils ont cédé bien naturellement à la tentation du repos et ensuite il leur fut presque impossible de se relever!

Un revêtement de qualité très inégale est le dernier péril à affronter sur un UltraSkate. Imaginez que vous arrivez vers le faux-plat montant où le vent souffle toujours contre vous et qu'en plus de cela, la route devient mauvaise pour des roues de skateboard: même avec mes Flywheels Abec 11 83mm 81a (assez grandes), ces parties dégradées du circuit étaient un calvaire! J'estime qu'à ces endroits, ma vitesse a dû descendre aux pires heures de cet UtraSkate à celle d'un marcheur, soit à 5 km/h! Une route au revêtement dégradé vous enlève de la vitesse et de l'énergie! Sur un circuit au revêtement partout très lisse, je suis certain qu'Andrew Andras se serait rapproché (il les aurait peut-être dépassé!) des 300 miles! Or, sur plus d'un tiers du circuit le revêtement était très médiocre, alors que sur le reste on roulait sur du velours. Pour cette raison je note 11/20 ou 12/20 ce circuit pour la qualité du roulage; pour le plaisir et le cadre, 19/20!

Les dernières heures: night ride for mad skateboarders!

Vers 1 heure ou 2 heures du matinMiami-night.jpgnous n'étions que 5 ou 6 à rouler: tous les autres étaient épuisés et se reposaient ou dormaient! Ce furent de très longues minutes de solitude où l'on était content de rattraper un compagnon dans cette folie roulante! Moi j'avais mal aux pieds et je m'ennuyais! Alors pour profiter de ce circuit NASCAR presque désertMiami-night3.jpget pour renforcer la superbe et merveilleuse absurdité de cette épreuve, je me mis à chanter à pleins poumons et très faux la Marseillaise et Viva España! A chaque fois que je passais devant les stands bien éclairés je hurlais "¡Quiero una Paëlla, una Paëlla Alicantina!!!" "I want French wine! Red French wine!!!" "¡Quiero un cocido, un cocido Madrileño con jamón, con pueros, con garbanzos y mucho caldo!!!". Grâce à cela je me suis bien amusé, j'ai retrouvé beaucoup d'énergie (je sprintais devant les stands), mais désormais tout le monde sait que je suis fou! Peu importe, ça en valait la peine!

Après le 72ème tour je fis une longue pause où j'en profitais pour "m'alléger": ne négligez jamais cet aspect de votre physiologie; vous vous sentirez mieux et plus léger! Inutile de porter des grammes superflus! Peu de temps après, l'aube était-là.Miami-sunrise.jpg

Je roulai enfin du 73ème tour au 89ème sans m'arrêter. Il ne me restait plus que deux tours à faire pour atteindre les 200 miles et un tour de plus pour les dépasser nettement. J'avais près de 2h45 pour cela, aussi en profitai-je pour faire une pause avant la fin. Joner Strauss me dit que j'étais pratiquemment arrivé aux 200 miles et je lui rétorquais que je ne les avait pas encore atteints, que tout pouvait arriver! À vrai dire, ces trois ou quatre derniers tours furent les plus difficiles de l'UltraSkate: le soleil s'était levé et la chaleur redevenait forte. Mais je ne pouvais échouer si près du but, je voulais juste me donner le luxe de prendre mon temps, comprendre que je maîtrisais le temps et les événements. Après 7 bonnes minutes de pause, je repartis pour trois tours supplémentaires et pour atteindre enfin les 92 tours. Ce fut très difficile: je me sentais lent et lourd. Je refis une brève pause et alors qu'il me restait plus de 45 minutes je repartis pour un 93ème et dernier tour afin de gagner des places au classement mondial des UltraSkaters (j'avais quelques "collègues" dans le collimateur!). Ce 93ème tour, je le fis sans aucune pression et en prenant mon temps.

Quand je franchis "ma" ligne d'arrivée, il me restait encore près de 29 minutes pour rouler, mais j'avais atteint mes premiers objectifs. C'était assez pour cette fois-là. 204.6 miles, soit 329.27 kilomètres, 13.71 km/h de vitesse moyenne sur 24h et 14.96 km/h de moyenne sur 22 heures (mon temps estimé de roulage). Je finis 5ème du classement individuel devant des noms tels que Greg Fiess, Kiefer Dixon, Cami Best et Andreï Hippix, pas mal à 45 ans!podium.jpgJe peux faire mieux, mais en ai-je envie?

Deux héros, une championne

Andrew Andras et Rick Schorr furent les deux grands vainqueurs de cet UltraSkate. Andrew Andras devient le nouveau champion du monde et recordman mondial de la discipline avec 261.8 miles, 421.33 kilomètres!Miami-Andras.jpgSoit une moyenne à 17.55 km/h sur 24 heures et 17.77 km/h d'après mon estimation sur son temps de roulage effectif! Andrew Andras ne s'est jamais arrêté plus d'une minute! Sa détermination est restée intacte du début à la fin et après avoir fini son 119ème tour il lui restait encore près de 13 minutes, de quoi faire un 120ème tour! Après la course il nous avoua s'être préparé avec beaucoup de sérieux sous la direction de James Peters (Monsieur PavedWave.org)james-peters.jpget avoir entamé un plan de nutrition drastique: lentilles, oeufs, avocats, céréales et fruits constituèrent son alimentation de base.food.jpgPendant la course sa stratégie consista à garder un rythme cardiaque aussi bas que possible, pour une vitesse moyenne correcte et cela pour éviter un burn out. Et pour s'entraîner où alla-t-il? À Miami il n'y a pas de piste cyclable comme celle de l'hippodrome de Longchamp à Paris (peut-être le meilleur lieu d'entraînement pour l'endurance en France). Le mercredi soir après la course, alors que nous dégustions des bières chez l'un de ses amis, ce dernier nous révéla qu'il avait vu Andrew Andras rouler en skateboard sur la bande d'arrêt d'urgence d'une highway de Miami! Andrew Andras nous avoua que l'autoroute était le seul lieu où il pouvait rouler sans interruptions sur de très longues distances! Bientôt Andrew Andras entrera dans le Guinness World Records Book et ce sera mérité!

Pour Rick Schorr il s'agissait du 1er UltraSkate et grâce à sa performance il entre directement à la 5ème place du classement mondial de la discipline! 231 miles en 105 tours, soit une moyenne de 15.49 km/h sur 24 heures!Miami-Rick-Schorr.jpgIl ne s'est jamais arrêté plus de 7 ou 8 minutes et ses arrêts furent très rares! Un UltraSkate est d'abord une épreuve de volonté: c'est dans la tête que 80% du succès se joue!

Pour Colleen Pelech c'était aussi le premier UltraSkate et elle a presque fait jeu égal avec moi, même si ses pauses étaient plus longues.Miami-Coleen.jpgAu vu de sa performance je devine qu'elle avait deux objectifs précis: finir 1ère féminine de cet UltraSkate et établir un nouveau record du monde! À force de régularité et de volonté Colleen est donc arrivée 1ère chez les filles et elle a réalisé son propre record du monde féminin avec 167.2 miles (269.08 km) en seulement 22h10mn de course! Avec un peu plus de détermination Colleen pourrait être la première femme à franchir les 200 miles!

Des jeunes trop tendres

4 des 6 premiers du classement individuel avaient une moyenne d'âge supérieure à 40 ans: Andrew Andras, Rick Schorr, Alexandre Bangnoï et Greg Fiess (50 ans et excellent 6ème)! Seuls Leunam Leo Segura et Eric "Danger" Palmer (3ème et 4ème) avaient une moyenne d'âge inférieure à 25 ans! Ces deux-là auraient d'ailleurs pu se retrouver derrière moi si Robin Rosenbaum Andras ne les avait pas "forcés" à se relever pour reprendre la route; dommage! La grande surprise pour moi vint de talents tels que Kiefer Dixon, Cami Best, Andreï Hippix ou encore Joao Morales! Dixondixon.jpgbut trop de Red Bull (une saleté chimique qui a un goût de médicament) à partir de minuit et en tomba malade, Camicami.jpgeut une crise d'asthme et finit par s'allonger, Andreï et Joao préférèrent dormir plutôt que de souffrir seuls sur le speedway!

Un UltraSkate est beaucoup moins amusant et excitant qu'un marathon ou qu'une push race, difficile de garder une motivation intacte pendant 24 heures d'affilée, c'est une affaire de pure volonté. Il est possible qu'avec l'expérience on comprenne que rien de valable ne s'obtient facilement.

Un UltraSkate réussi, des vacances partiellement gâchées

J'étais arrivé à Miami le samedi 5 janvier 2013 à 21 heures, l'UltraSkate où j'arrivais 5ème avec 204.6 miles avait eu lieu du lundi 7 janvier à 9 heures du matin au mardi 8 janvier 9 heures du matin, et je passais le reste de la semaine pratiquement immobilisé chez Robin et Andrew Andras à marcher comme un vieillard à cause de mes pieds écorchés!foot3.jpgJe le répète, si votre plante des pieds n'est pas naturellement endurcie par l'entraînement régulier et progressif en barefoot running, portez des chaussettes lors d'une très longue course d'endurance, même en barefoot shoes! Il y eut quand même d'excellents moments comme la dégustation de mon premier ceviche,ceviche.jpgà l'américaine (dans la rue) avec mes amis long distance skateboarders!ceviche2.jpgL'autre excellent moment fut celui où Andrew m'emmena déguster dans son pick up le meilleur hamburger de South Beach Miami chez Five Guys avec une bière de la República Dominicana: Presidente!five-guys.jpgNous rigolions bien en admirant et en comparant les plastiques avantageuses des jolies américaines qui passaient près de nous et qui n'étaient pas mécontentes qu'on les admire: boys will be boys! Malheureusement je ne pus visiter Miami en skateboard comme j'aurais aimé le faire, avec la bande des Leo Segura, Colleen Pelech, Melissa Santana, Joao Morales, Eric "Danger" Palmer et d'autres, en raison de mes pieds meurtris.

Au moins me forçai-je à aller me baigner à South Beach et le vendredi 11, la veille de mon départ, je proposai à Andrew et à Eric de passer l'après-midi à surfer ce qu'ils acceptèrent avec plaisir! J'y allais avec des bandages à chacun de mes pieds, car je ne pouvais quitter Miami sans avoir surfé un tant soit peu, même si les vagues n'étaient pas vraiment bonnes! Nous prîmes deux planches, une Malibu et une fun board que nous installâmes à l'arrière du vieux pick up d'Andrewpick-up.jpget les trois assis à l'avant nous partîmes en direction du sud de South Beach, les fenêtres ouvertes avec une musique pop qui se laissait écouter: the real American easy living! surf1.jpgJe réussis à prendre quelques courtes vagues,surf2.jpgmais comme mes pieds me gênaient trop, ce furent Ericsurf3-copie-1.jpget Andrewsurf4.jpgqui surfèrent le plus ce qu'il y avait à surfer! Malgré tous mes désagréments, ce fut une belle manière de finir la semaine!

Finalement le samedi 12 janvier 2013 arriva et vers 11 heures du matin Andrew Andras nous amena Alan (jeune skateboarder du groupe Segura, Santana, Pelech, Morales, Palmer) et moi à l'aéroport sous un ciel bleu radieux. Je quittais Miami sa plage, ses palmiers et ses 24 C° à l'ombreOcean-Drive.jpgpour Paris et ses 4 C° bien froids et humides.

Merci à Andrew Andras et à Robin Rosenbaum AndrasAndrew---Robin.jpgpour leur immense patience et générosité! Bravo à Andrew pour son record du monde: je suis fier de le compter parmi mes amis! Merci à tous les autres qui ont contribué à rendre mon séjour aussi agréable et heureux que possible! Life is tough, but Life is good! SKATE OR DIE!

Les résultats détaillés de l' UltraSkate sont ici link et ici link et la marque de skateboards à roues "géantes" (150mm de diamètre!) DonkBoard vient de mettre en ligne cette superbe vidéo de qualité professionnelle: 

Par princebarbare - Communauté : Triathlon, Trail, Marathon, Ultra : ENDURANCE SPIRIT
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Samedi 22 décembre 2012 6 22 /12 /Déc /2012 20:51

J'aime Alicante et sa très belle région.DSC00478La Méditerranée qui se laisse souvent surfer, les petites montagnes des environs où sont récoltées les délicieuses amandes qui servent à élaborer le turrónturron.jpg (le seul et vrai turrón est celui d'Alicante et de Jijona plus exactement), ses villages authentiques où la simplicité est la première valeur, sa gastronomie basée sur l'huile d'olive, le riz, les produits de la mer et surtout son soleil presque omniprésent, tout cela, et bien plus, a fait dire à ses habitants que la région d'Alicante (Alacant en valencien, la langue locale) est la millor terreta del món (la meilleure terre du monde en valencien)!La-millor-terreta-del-mon.PNG Au vu des facilités que depuis l'Antiquité les régions méditerranéennes offrent à leurs habitants, on comprend pourquoi on peut dire de la Méditerranée qu'elle est le berceau de la civilisation occidentale! Les pharaons, les perses, les phéniciens, les grecs et les romains sont les fondateurs de nos démocraties! Nous leurs devons notre alphabet, nos chiffres et bien plus! Alicante fut d'abord Ibère, puis grecque, romaine, valencienne, arabe et aujourd'hui espagnole! Sous les roues de mon skateboard: l'Histoire!

Et sur moi, le soleil d'Alicante. 15°C à l'ombre en décembre, l'air cristallin et la lumière méditerranéenne suffirent à nous motiver, Florence et moi, pour aller rouler pendant des dizaines de kilomètres, elle à vélo et moi sur ma Landyachtz Grom Race re-découpée.WP_000025.jpg

Alicante - Elche - Alicante: le meilleur et le pire des pistes cyclables!

Notre plus longue sortie fut notre aller-retour d'Alicante à Elche (l'autre grande ville de la région). Plus de 62 kilomètres à la vitesse moyenne de 15 km/h.Capture map my runCette sortie aurait dû compter 10 kilomètres de moins si je ne m'étais pas trompé sur le chemin à suivre pour rejoindre la piste cyclable: nous fîmes une boucle dans le nord d'Alicante avant de la rejoindre. Il s'avère que même si le développement des pistes cyclables est en essor dans l' Alacanti, en bonne cité latine amoureuse des voitures et de l'image de réussite qui leur est associée, Alicante indique très rarement l'emplacement de ses pistes cyclables. Les cyclistes, les patineurs et plus encore les skateboarders, doivent encore lutter et s'affirmer pour que l'ancienne Lucentum adopte un plan de déplacement urbain et inter-urbain toujours plus rationnel!

Dans la longue vidéo qui suit je descends tranquillement vers le centre-ville d'Alicante suivi de près par Florence, ma fidèle camerawoman, jusqu'à ce qu'une camionnette en train de se garer nous force à nous arrêter.

Puis mon sens de l'orientation apparemment déconnecté nous fait faire un long tour dans le nord d'Alicante alors qu'Elche se trouve au sud-ouest de notre point de départ! Notez les "pistes cyclables" qui ne sont que de simples lignes peintes sur les trottoirs faits de tuiles rectangulaires ou carrées (typiquement espagnoles) sur lesquelles les petites roues sont désavantagées. Prenez un trottoir quelconque qui existait bien avant la décision de créer des pistes cyclables, dessinez-y deux lignes blanches parallèles écartées d'un mètre, et vous aurez une piste cyclable vraiment pas chère!
Après m'être rendu compte de mon erreur, nous reprenons la direction du sud dans la longue descente de la avenida de Novelda qui devient la avenida de Alcoy.
Puis c'est un long trajet sur l'avenida Aguilera, puis l'avenida de Orihuela, où je m'amuse à doubler un cycliste et à ne pas me laisser rattraper. Quant à la voie cyclable entre Alicante et Elche, elle n'est annoncée à aucun moment du parcours. Cela fait 3 ou 4 ans (peut-être plus!) que je connais cette piste cyclable et depuis, aucune amélioration n'a été faite! Y-a-t-il une vraie volonté politique d'offrir des alternatives à la voiture, à la marche à pied et aux transports en commun? Les Pays-Bas, le Danemark, la Suisse et l'Allemagne ont fait ces choix en reconstruisant leurs pays à partir de 1945. Il y a là-bas de vraies pistes cyclables inter-communales efficaces et utiles; mais dans nos pays latins où l'on nous a fait croire que l'automobile était le seul avenir possible, le retard est immense.
Enfin, la carretera de Ocaña et la avenida Mare Nostrum nous amènent sur la bande d'arrêt d'urgence de la autovia 79, à partir de laquelle nous rejoignons la piste cyclable qui va jusqu'à Elche.
Soit dit en passant, nous ne pûmes passer par le tunnel de la piste cyclable qui passe sous l'A79 parce que celui-ci était inondé par la boue et l'eau croupissante des dernières pluies!009Un tunnel qui pourrait être le décor idéal pour un film de zombies!011.JPGEngageant n'est-ce pas?014.JPGComment les ingénieurs et architectes concepteurs de cette piste cyclable ont-ils pu commettre de telles erreurs et ne pas prévoir un système de drainage des eaux de pluie efficace? Sachez qu'à Alicante, pour une grande part, les pistes cyclables semblent n'être qu'un argument électoral et que l'objectif n'est pas de créér de voies de circulation alternatives réellement efficaces.
De plus, il est possible que la construction de certaines de ces pistes ait été attribuée à un célèbre entrepreneur local ami du pouvoir en place, en échange de "cadeaux" et que cet entrepreneur ait bâclé le travail, sachant qu'il n'y aurait pas de contrôles de qualité sérieux! En ce moment, la mairesse d'Alicante fait l'objet d'une très longue enquête pour corruption passive!
Au moins, la première partie de la voie cyclable Alicante - Elche ne manque-t-elle pas d'intérêt:DSC01768.JPGun asphalte de bonne qualité, une vue dégagée et le soleil de la Costa Blanca valent bien quelques tours de roues,DSC01765.JPGainsi qu'une pause méritée pour Florence qui m'a accompagné sans jamais se plaindre! Bien sûr, rien n'est parfait puisque la piste longe la monotone autovia 79.           
Notez à la fin de cette vidéo, l'exécrable jonction avec la piste cyclable située de l'autre coté de l'autovia: une portion qui depuis que je parcours ce bici-carril, n'a toujours pas été asphaltée!023Heureusement que le soleil, la douceur des températures et la qualité correcte des parties cyclables compensent les défauts typiquement espagnols (un travail bâclé et inachevé, ce que les espagnols appellent una chapuza) de cette piste cyclable!
Entre Alicante et Torrellano (ville étape) la connexion qui passe sous la autovia 79 n'est pas indiquée et il faut "explorer" les environs pour la trouver!033.JPG On tombe alors sur un autre tunnel plus petit mais aussi sinistre que le précédent qui débouche sur une route non asphaltée. Un beau coupe-gorge aussi!036.JPGL'Espagne manquerait d'argent (sauf pour le football, les visites du Pape et la formule 1!), aussi ne faut-il pas compter sur les pouvoirs locaux pour voir ces portions de piste cyclable correctement asphaltées, indiquées et reliées! Le bici-carril Alicante - Elche est "en travaux" depuis plusieurs années et rien n'a changé!035Quant à la jonction avec la piste qui part de Torrellano, je vous laisse juger sa qualité!038A partir de Torrellano le bici-carril est un large faux-plat montant au revêtement moyen que je noterais 11 ou 12/20.
Puis entre Alicante et Elche, la jonction entre les deux pistes cyclables qui appartiennent à chacune de ces deux villes, cette jonction n'existe pas!049.JPG
Il faut prendre le rond point avec les voitures et en faire le tour pour rejoindre la piste cyclable en béton peint en vert qui appartient à la municipalité
d'Elche!
050.JPG
Un "bel" exemple d'absence de concertation entre deux villes voisines!
Cette manière espagnole de bâcler certaines infrastructures considérées comme secondaires, de "faire les choses à moitié" est RIDICULE. Aussi ridicule que cette petite tranchée sur la piste qui n'a toujours pas été comblée après plusieurs années! 
068.JPG
Alors pourquoi continuer? Parce que l'on veut toujours voir ce qu'il y a "après"! DSC01772.JPGEt après un quart d'heure de piste, Elche apparaît sous la forme d'un pont suspendu.
Puis nous entrons dans Elche par le nord, lors d'une assez longue descente,
et c'est en traversant un très beau parc municipal que nous arrivons au centre-ville.
Après nous être restaurés dans une pizzeria acceptable et visité le centre ville, nous reprîmes le chemin du retour toujours sur nos engins respectifs.
Sachez que le retour se fit pratiquement deux fois plus vite que l'aller, avec des vitesses qui dépassèrent les 40 km/h dans certaines descentes: logique puisque Alicante est en bord de mer et que le retour se fait donc essentiellement en descente.075.JPG
Conclusion: le parcours Alicante - Elche est très agréable à faire entre amis sur le mode de la promenade et de l'entraînement léger,DSC01769.JPGmais il est vraiment dommage que cette piste cyclable n'ait pas été correctement conçue, c'est à dire avec un revêtement de bonne qualité sur toute sa longueur et avec des transitions fluides et sans interruptions forcées. À suivre...
Par princebarbare
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Jeudi 8 novembre 2012 4 08 /11 /Nov /2012 18:46

Poster.jpgLe mile (1609 mètres) est la distance emblèmatique pour les anglo-saxons dans de nombreux sports d'endurance et de vitesse. En skateboard, cela fait déjà deux années de suite qu'un record du mile est établi à Morro Bay en Californie. Jusqu'alors, il était détenu par Marc Juvinall en 3:46.9, mais depuis le vendredi 19 octobre 2012 le mile a un nouveau recordman: Richard Steven Sanchez, de NYC aussi, en 3:35!Steven-Sanchez-races.jpg

C'est une marque de skateboards de NYC (une de plus!), Blue Sky Longboards link, qui a organisé cette compétition située dans le Liberty State Park qui appartient à l'Etat du New Jersey et non à celui de New York, juste en face de la statue de la Liberté. Capture map Blue Sky Longboards a réussi à convaincre de nombreuses marques de participer à l'événement et à obtenir plus de 4000$ de prix ainsi que des moyens techniques professionnels!

55 skateboardeurs (45 hommes et 10 femmes) ont participé aux qualifications, aux demi-finales et aux finales et tous étaient équipés de puces électroniques de chronométrage!

Bien sûr, les stars du Long Distance Pushing de New York City étaient présentes: Kiefer Dixon, Jeffrey Vyain, Cami Best et Leunam Segura pour les plus connus. Et surprise, c'est l'un de leurs amis, qui jusqu'alors n'avait gagné aucune course importante, qui arrive le premier en 3 minutes et 35 secondes à une vitesse moyenne de 26.941 km/h: Richard Steven Sanchez!Steven-Sanchez-finish-copie-1.jpg26.941 km/h? C'est "peu" me direz-vous, mais sur le revêtement très moyen du circuit du Liberty State Park et de surcroît humide en raison de quelques averses, c'est excellent! Le fait que des "pointures" comme Kiefer Dixon, Leunam Segura et Jeffrey Vyain n'aient pu faire mieux suffit à prouver la performance de Richard Steven Sanchez. Chez les filles, aucun suspens puisque c'est la bien nommée Camille Best qui établit le record féminin en 4 minutes et 42 secondes, un temps moyen (pour ses capacités) qu'elle devrait facilement améliorer.podium-filles.jpg

Qu'est-il arrivé à Jeffrey Vyain et à Kiefer Dixon? Je n'ai aucune explication! Juste une petite hypothèse concernant Kiefer Dixon: il est possible que sur une distance si courte, ses roues de 97mm de diamètre soient un désavantage en raison de leur masse et de leur inertie élevées.

Bilan de cette journée: encore une compétition de LDP organisée avec beaucoup de professionnalisme et de passion, comme l'illustre le sourire de l'un des sponsors, Robert Rodrigues (Sure Skateboards) entouré des vainqueurs!rob rodrigues 1 Tous les classements et les résultats sont ici link (les qualifications) et ici link (les finales), sans oublier le site de l'événement: link.
Par princebarbare
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